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La France atteint les 700 millions d’euros en streaming en 2025. Sur Deezer, les streams générés par l’IA frauduleuse ne rapportent plus rien.
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La France atteint les 700 millions d’euros en streaming en 2025. Sur Deezer, les streams générés par l’IA frauduleuse ne rapportent plus rien.

Le marché de la musique enregistrée français a dépassé 1,07 milliard d’euros en 2025, avec un streaming dépassant 700 millions et le rap français dominant les classements. Sur Deezer, le DSP maison, les paiements centrés sur l’artiste et un filtre anti-fraude IA suppriment désormais les streams qui ne comptent pas, donc seuls les flux propres rapportent.
France Streaming Passed 700 Million Euros in 2025. On Deezer, Fraudulent AI Streams No Longer Get a Cut. France Streaming Passed 700 Million Euros in 2025. On Deezer, Fraudulent AI Streams No Longer Get a Cut.

La France vient de réaliser sa dixième année consécutive de croissance, et ce presque entièrement grâce à la musique produite localement. Les revenus enregistrés ont atteint 1,071 milliard d’euros en 2025, soit une hausse de 3,9% par rapport à l’année précédente, selon les chiffres du syndicat local SNEP signalés par Music Business Worldwide.

Le streaming a dépassé pour la première fois les 700 millions d’euros, atteignant 702 millions, soit une hausse de 5,7%. Les abonnements payants ont fait le gros du travail avec 553 millions d’euros, soit une croissance de 5,9%, sur un total de 12,6 millions d’abonnements.

Voici la partie qui concerne les distributeurs sous-pondérant les catalogues locaux : La France paie ses propres artistes. Trois-quarts des 200 premiers albums de l’année étaient produits en France, et le rap et la pop représentaient chacun environ un tiers de la consommation totale en streaming.

Un marché qui récompense les catalogues locaux

Dix des dix albums ayant atteint le statut Diamond en France en 2025 étaient des disques de rap français, selon les certifications du SNEP, comme signalé par Music Ally. Ce n’est pas un marché où un artiste français a besoin d’une percée aux États-Unis pour gagner. L’argent est en France, en français, et il continue de croître.

Deux histoires de format se cachent sous la ligne du streaming. Le vinyle a dépassé les 100 millions d’euros pour la première fois, soit une augmentation de 14,8% à 113 millions. L’audio gratuit a augmenté de 12%, atteignant 84 millions d’euros. La vidéo en streaming, le format qui rapporte le moins, a diminué de 2,9%.

Le DSP maison change la valeur des streams

La France est également le marché d’origine de Deezer, et Deezer a passé deux ans à réécrire les règles sur qui doit être payé. Le terme DSP signifie Digital Service Provider, ou plateforme de streaming.

Son système de paiement centré sur l’artiste (Artist-Centric Payment System) ne traite plus chaque stream comme étant équivalent. Les titres d’artistes ayant au moins 1000 écoutes mensuelles provenant de 500 auditeurs uniques bénéficient d’un boost dans les paiements, et le bruit non musical et l’audio fonctionnel ne sont plus déduits du pool des royalties. Lorsque ce modèle a été lancé en 2023, Deezer a supprimé 26 millions de titres qui n’ont pas réussi le test.

Puis est venu le filtre anti-fraude. Deezer affirme maintenant que plus de 20 000 pistes entièrement générées par l’IA sont livrées chaque jour, double du taux d’avril 2025, et qu’environ 70% des streams associés à ces titres sont frauduleux. Son outil de détection identifie 100% des sorties issues de modèles comme Suno et Udio, et les streams signalés ne bénéficient pas de paiements en royalties.

“Nous avons détecté une augmentation significative du nombre d’œuvres générées par l’IA uniquement ces derniers mois et nous n’observons aucun signe que cela ralentisse”, a déclaré le PDG Alexis Lanternier.

Pourquoi cela importe pour un label indépendant

La conséquence pratique pour un artiste réel est que la livraison propre et honnête vaut plus sur Deezer qu’un simple compte de streams. La plateforme supprime activement les flux dont elle ne fait pas confiance avant de partager le pool des revenus.

Cela récompense quelques choses :

  • Des métadonnées et crédits précis, afin qu’un titre légitime ne soit jamais confondu avec un téléchargement en masse d’IA.
  • Une vraie participation des auditeurs plutôt que des compteurs de streams gonflés, car le boost ACPS se base sur les auditeurs uniques.
  • Un audit traçant qui a uploadé quoi, exactement ce que Deezer et son accord Sacem supposent maintenant.

Une distribution qui décharge des sorties dans Deezer avec de minces métadonnées livre ses artistes du mauvais côté du filtre.

L’étape de livraison décide du résultat

InterSpace Distribution livre à Deezer nativement via DDEX, le format numérique d’échange de données que la plateforme attend, avec des crédits et des données de répartition intactes. DDEX signifie le format partagé par l’industrie pour envoyer les informations sur les sorties entre labels et DSP.

Pour les labels et les agrégateurs, ToneGrid ajoute des vérifications KYC et anti-fraude lors de l’upload, afin que le catalogue reste du côté payant de la logique d’exclusion de Deezer plutôt que d’être balayé avec les fermes de streaming. Dans un marché aussi local et vigilant, l’étape de livraison n’est pas une paperasse. C’est la différence entre un stream qui rapporte et un stream qui est supprimé.

La France a prouvé que le marché domestique est du vrai argent. Deezer s’assure maintenant qu’il ne soit collecté que par de vraie musique.

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