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Les radios canadiennes versent 100 dollars aux artistes et aux labels sur leurs premiers 1,25 million de recettes publicitaires. Les masters américains ne sont devenus admissibles qu’en 2020.
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Les radios canadiennes versent 100 dollars aux artistes et aux labels sur leurs premiers 1,25 million de recettes publicitaires. Les masters américains ne sont devenus admissibles qu’en 2020.

Les radios commerciales canadiennes ne versent à Re:Sound que 100 dollars de redevances sur les enregistrements pour leurs premiers 1,25 million de recettes publicitaires. Voici comment fonctionne le calcul des tarifs de 2025, pourquoi les masters américains ne sont devenus admissibles qu’en 2020, quels pays restent soumis à des restrictions et ce que les artistes et les labels doivent déclarer pour percevoir ces sommes.
Les radios canadiennes versent 100 dollars aux artistes et aux labels sur leurs premiers 1,25 million de recettes publicitaires. Les masters américains ne sont devenus admissibles qu’en 2020. Les radios canadiennes versent 100 dollars aux artistes et aux labels sur leurs premiers 1,25 million de recettes publicitaires. Les masters américains ne sont devenus admissibles qu’en 2020.

Les radios commerciales canadiennes versent 100 dollars par an de redevances sur les enregistrements pour leurs premiers 1,25 million de dollars de recettes publicitaires, en vertu de l’article 72 du Copyright Act.

Ce plafond s’applique uniquement à Re:Sound, qui collecte les droits voisins : les redevances dues au titre d’un enregistrement, et non de la composition. Rien dans l’article 72 ne limite les sommes qu’une station verse à SOCAN, la société des auteurs-compositeurs.

L’effet du plafond de 100 dollars sur les calculs

Le 30 mai 2025, le Copyright Board a approuvé le tarif de Re:Sound pour les radios commerciales de 2009 à 2025, issu d’un accord avec la Canadian Association of Broadcasters, dont les 568 stations membres représentent environ 78% des radios commerciales canadiennes.

  • À partir du 1 juillet 2020 : 2,7% sur les premiers 1,25 million de dollars de revenus bruts et 3,7% sur le reste, contre 1,44% et 2,1% auparavant.
  • Stations à faible utilisation, diffusant des enregistrements pendant moins de 20% du temps d’antenne : 1,2%, contre 0,75% auparavant (Canada Gazette).

Dans ses motifs, le Copyright Board indique que la tranche à 2,7% « ne sera pas effective » tant que l’article 72 restera en vigueur. Pour une station dont les revenus proviennent uniquement de la publicité, 2,7% de 1,25 million représenteraient 33,750 dollars. Elle en paie 100.

La loi prévoit que la moitié revient aux artistes-interprètes. Les règles de répartition de Re:Sound attribuent par défaut aux artistes principaux des titres pop 80% de cette moitié : 40 dollars par an, avant frais, à partager entre tous les artistes principaux diffusés par la station.

Au-delà du plafond, le taux plein s’applique. Une station qui réalise 5 millions de dollars de recettes publicitaires paie 100 dollars plus 3,7% des 3,75 millions restants, soit environ 138,850 dollars. Re:Sound a déclaré en avril 2022 que cette exemption avait coûté aux artistes-interprètes et aux labels plus de 160 millions de dollars depuis 1997.

Pourquoi les masters américains n’ont commencé à être pris en compte qu’en 2020

L’admissibilité au titre de l’article 20 dépend du producteur, c’est-à-dire de la personne ou de l’entité qui détient le master. À la date du premier enregistrement, le producteur doit être citoyen ou résident du Canada ou d’un pays signataire d’un traité, ou être une entreprise dont le siège s’y trouve. À défaut, toutes les séances d’enregistrement doivent avoir eu lieu dans l’un de ces pays.

WPPT signifie WIPO Performances and Phonograms Treaty. Les enregistrements américains sont devenus admissibles pour les diffusions simultanées en ligne lors de son entrée en vigueur au Canada le 13 août 2014, mais seulement à partir du 1 juillet 2020 pour la radio hertzienne, dans le cadre de CUSMA, l’accord qui a remplacé NAFTA. Le rapport annuel 2025 de Re:Sound chiffre à 76% la hausse des tarifs radio qui en a résulté.

Une déclaration ministérielle restreint toujours les droits de certains pays :

  • Chine : aucune rémunération, sauf exceptions limitées pour Hong Kong et Macao.
  • Singapour et Costa Rica : aucune rémunération provenant de la radio terrestre en clair.
  • Barbade, Cap-Vert, Congo et Monaco : aucune rémunération.
  • Liban : exécution publique uniquement.

Un enregistrement réalisé entièrement au Canada est admissible au titre de l’article 20(1)(b), quelle que soit la nationalité du producteur.

Comment l’argent est attribué à votre titre

  • Les stations commerciales transmettent des relevés chronologiques de diffusion couvrant 365 jours, et Re:Sound répartit les sommes titre par titre.
  • Les tarifs d’exécution publique applicables aux établissements comme les bars et les magasins ne s’appuient sur aucun relevé de diffusion. Les sommes sont donc réparties à partir des relevés des radios commerciales.
  • Les versements sont trimestriels. Re:Sound a distribué un montant record de 55 millions de dollars en 2025, avec des frais de gestion de base de 13,1%.
  • Ses recettes issues des radios commerciales ont reculé de 6,7% cette année-là en raison de la faiblesse du marché publicitaire.

Les tarifs approuvés couvraient la période allant jusqu’à la fin de 2025. La FAQ de Re:Sound précise qu’un tarif homologué continue de s’appliquer jusqu’à l’approbation de celui qui lui succède.

Les démarches à effectuer pour votre catalogue

Inscrire les bénéficiaires des deux moitiés

Les artistes-interprètes s’inscrivent auprès d’ACTRA RACS ou d’Artisti, et les propriétaires de masters auprès de Panorama, anciennement SOPROQ. Les uns comme les autres peuvent s’inscrire directement auprès de Re:Sound, qui rémunère aussi les titulaires de droits internationaux.

Consulter la base de données

La base de données publique de Re:Sound recense les enregistrements qui figurent dans les relevés des utilisateurs. Une correspondance peut signifier que des sommes vous attendent.

Documenter l’identité du producteur

Consignez l’entité qui détenait chaque master, le lieu où se trouvait son siège à la date de la première séance et le lieu de chaque séance. Ce sont tous les éléments du test d’admissibilité.

Faire inscrire les musiciens de séance

La part de 20% réservée aux artistes d’accompagnement ne bénéficie qu’aux musiciens inscrits.

Le rôle de la distribution

Un distributeur ne peut pas percevoir les sommes de Re:Sound pour vous ; les droits voisins sont gérés en dehors du circuit des plateformes de vente et d’écoute. Il peut transmettre l’ISRC, l’International Standard Recording Code, ainsi que les crédits des artistes-interprètes utilisés par Re:Sound pour établir les correspondances.

DDEX signifie Digital Data Exchange, la norme utilisée pour transmettre les sorties aux plateformes de vente et d’écoute. InterSpace Distribution transmet ces deux éléments par ce biais : les artistes crédités sur la plateforme sont donc ceux que vous déclarez.

À lire aussi : la société coréenne des artistes-interprètes et les demandes américaines, la part de 45% de SoundExchange destinée aux artistes principaux, comment la contribution canadienne sur le streaming a été abandonnée et comprendre les droits voisins.

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