Le producteur et DJ Prince Kaybee a expliqué publiquement pourquoi il n’a pas l’intention de faire des disques d’amapiano, même si ce genre sud-africain continue de dominer les classements mondiaux. Répondant à la suggestion d’un fan de collaborer avec la star de l’amapiano Kelvin Momo, Kaybee a opposé un refus respectueux mais ferme, ancré dans sa propre direction créative.
Une frontière créative claire
L’échange a commencé lorsqu’un abonné a proposé un projet commun avec Momo, connu pour ses productions amapiano pleines d’âme. Plutôt que de rejeter l’idée, Kaybee a reconnu les succès du genre tout en traçant une limite autour de son propre travail.
« L’amapiano a connu un succès impressionnant avec des talents incroyables, mais je ne le ferai jamais », a-t-il écrit. « Je ne sais pas comment faire et, malheureusement, je n’en ai pas envie. »
Il a précisé plus tard que sa position n’est pas une critique du style ou de ses artistes. Il aime écouter de l’amapiano mais ne ressent aucune attirance pour en produire, soulignant que chaque musicien suit un chemin créatif distinct.
L’essor mondial de l’amapiano
Les remarques de Kaybee surviennent alors que l’expansion remarquable de l’amapiano d’un son local sud-africain à un mouvement international se poursuit. Les lignes de basse caractéristiques du genre, jouées au tambour de bois, et ses mélodies pleines d’âme ont attiré des publics à travers l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord, ouvrant de nouvelles portes à de nombreux artistes.
Cette croissance a souvent créé l’attente que des artistes établis intègrent l’amapiano dans leurs catalogues. Kaybee, cependant, a bâti sa carrière sur la house et la dance music, gagnant une reconnaissance pour un son qui reflète sa propre vision artistique.
La constance plutôt que les tendances
Sa décision met en lumière une tension plus large dans l’industrie entre courir après les tendances commerciales et maintenir une identité musicale cohérente. Alors que certains artistes évoluent en adoptant des genres populaires, d’autres trouvent la longévité en restant fidèles à leur style signature.
Le choix de Kaybee souligne que le succès peut venir de l’authenticité plutôt que de l’adaptation. Ses remarques s’ajoutent aux conversations en cours sur l’intégrité créative dans le paysage musical diversifié de l’Afrique du Sud, où des genres comme la house, le kwaito, le gqom et l’amapiano contribuent chacun à l’impact mondial du pays.