Artist Rights Symposium 5 examinera si l’adhésion volontaire aux accords transactionnels concernant l’intelligence artificielle (AI) inclut des renonciations aux droits des artistes sur leur image, susceptibles d’étendre la portée de ces accords au-delà du droit d’auteur, à leur voix et à leur identité.
Chris Castle animera la table ronde de clôture, « Attention à l’adhésion volontaire aux accords sur l’AI : les renonciations cachées au droit à l’image », de 3:00–4:00 p.m. le 19 octobre à Tweed Recording, à Athens, GA.
Le symposium est organisé par le University of Georgia Terry College of Business Music Certificate Program, la School of Policy and International Affairs et l’Artist Rights Institute.
Accords transactionnels sur le droit d’auteur et droits liés à l’identité
Alors que Suno et Udio concluent des accords transactionnels avec des maisons de disques et des éditeurs musicaux pour régler des litiges en matière de droit d’auteur, de nouveaux accords de licence pourraient proposer aux artistes et aux auteurs-compositeurs une participation volontaire et des possibilités de revenus.
La table ronde examinera si ces accords autorisent également des utilisations de l’identité d’un artiste, faisant intervenir des droits dont les maisons de disques, les éditeurs ou d’autres représentants ne disposent pas nécessairement.
Les précédents accords transactionnels dans le secteur musical portaient sur l’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur. Les accords transactionnels de Spotify concernant les redevances de reproduction mécanique, conclus dans le cadre de l’action collective de David Lowery, ont réglé des réclamations relatives à des compositions pour lesquelles les redevances n’avaient pas été versées ou les licences n’avaient pas été correctement obtenues.
L’accord transactionnel de LimeWire concernait la copie et la distribution non autorisées d’enregistrements protégés par le droit d’auteur. Ces deux accords portaient sur des atteintes passées au droit d’auteur, plutôt que sur l’autorisation de reproduire l’identité des créateurs.
La technologie d’AI générative de Suno peut également reproduire des aspects reconnaissables de la voix, de l’interprétation et de l’identité d’un artiste, des caractéristiques que Castle appelle des « marqueurs de la personne ».
L’octroi de licences sur des enregistrements pour l’entraînement futur de modèles peut donc faire intervenir des droits qui dépassent ceux dont dispose une maison de disques ou un éditeur.
L’accord transactionnel Bartz v. Anthropic indemnise les titulaires de droits d’auteur pour certains actes passés concernant des livres piratés. Il règle les demandes faisant l’objet du litige sans traiter expressément de l’extraction et de la commercialisation de l’identité humaine.
Ce que peut couvrir une adhésion volontaire
La discussion examinera comment un accord d’adhésion volontaire peut réunir plusieurs opérations distinctes :
- L’indemnisation des utilisations passées non autorisées.
- L’octroi de licences pour l’entraînement futur de modèles d’AI.
- Le partage des revenus issus des produits développés à l’aide de ces modèles.
- L’autorisation d’utiliser le nom, la voix, l’image d’un artiste ou d’autres attributs protégés par les droits de la personnalité.
Les dispositions envisagées peuvent comprendre de larges décharges de responsabilité, des engagements perpétuels à ne pas engager de poursuites et des renonciations couvrant le nom, la voix et l’identité d’un artiste. Leur portée peut avoir des conséquences sur l’indemnisation, les utilisations futures et la possibilité de récupérer les droits auxquels l’artiste a renoncé.
La table ronde examinera la distinction entre le règlement de réclamations relatives au droit d’auteur et l’octroi d’une autorisation de commercialiser l’identité d’une personne, notamment la question de savoir si les représentants sont habilités à accorder l’ensemble des droits demandés.
Intervenants et perspectives juridiques
Quatre intervenants rejoindront Castle pour discuter de la défense des artistes, des contentieux et des licences musicales :
- Jen Jacobsen, de Artist Rights Alliance, qui défend depuis longtemps les droits des artistes, se concentrera sur le consentement véritable, la transparence et les accords contenant des renonciations cachées ou des concessions de droits potentiellement irréversibles.
- George Zelcs, de Korein Tillery, est lead counsel dans l’action collective de Jason Isbell/David Lowery contre Suno concernant les droits de la personnalité. Il abordera les renonciations au droit à l’image dans les accords d’adhésion volontaire et les voies de recours que les artistes devraient conserver.
- Gwendolyn Seale, de Gwen Seale PLLC, représente des auteurs-compositeurs et des titulaires de droits d’auteur sur des œuvres musicales. Son analyse porte sur le pouvoir d’accorder des licences, les intérêts des coauteurs et des cotitulaires, la rémunération et les protections contractuelles.
- Tim Kappel, de Wells Kappel, est copyright expert et artist rights advocate. Il a fait valoir avec succès devant une juridiction fédérale de première instance et la Fifth Circuit Court of Appeals que son client Cyril Vetter devait conserver ses droits à l’étranger dans le cadre d’une résiliation de cession de droits d’auteur prévue par la loi. L’affaire est désormais devant la U.S. Supreme Court.