Jahson Paynter sortira son EP, hold me, don’t hold back!, en ligne le 29 octobre. Ses tournées en 2026 ont renforcé son intérêt pour la musicalité et le travail avec un groupe au complet.
« J’adore être sur la route ; ça m’a fait comprendre ce que je veux davantage dans ma musique. J’aime la musicalité et travailler avec un groupe au complet, alors je veux intégrer davantage ces éléments. »
Racines musicales et écriture
Né à Scarborough, en Ontario, Paynter a des racines familiales jamaïcaines et sud-africaines. Sa mère aspirait à écrire des chansons, et son père jouait du reggae. Il a commencé à écrire des poèmes et des textes de rap à dix ans, en puisant dans le reggae, le rhythm and blues (R&B) et le hip-hop.
Sa musique intègre désormais aussi des influences soul, country et indie alternative. Il décrit son univers comme de l’indie alternative mêlée de folk, de soul et de touches de R&B.
Paynter cite « Maple Brown » et « Genny Please » parmi les morceaux préférés de ses fans, le second comptant également parmi ses propres favoris.
Son écriture se nourrit de sa façon de parler avec ses amis et sa famille, ainsi que de ses expériences et de ses goûts musicaux. Les paroles et les mélodies lui viennent parfois ensemble ; à d’autres moments, il développe une grande partie d’un couplet avant de trouver une mélodie, ou inversement.
Un rythme plus régulier en tournée
Paynter attribue son aisance en tournée à une vie faite de trajets sur la route, de voyages fréquents et de déplacements d’un endroit à l’autre. Il explique que son rythme est devenu plus régulier en tournée cette année, et qu’il dormait davantage que d’habitude.
Ses journées types en tournée suivaient ces horaires :
- 5pm : balances.
- 7pm : préparation.
- 8pm à 8:30pm : montée sur scène.
- 9pm à 9:30pm : fin du concert et rangement.
- 11pm : retour des sacs dans le bus.
- Vers 2am : coucher avant de reprendre le même programme dans une autre ville.
Les jours de repos sont souvent consacrés aux friperies ou à rester à l’hôtel avec de la cuisine chinoise, sa PS Portal et des films. Il considère ces pauses comme des moments pour récupérer.
Créer un lien avec le public
Paynter explique que son objectif reste le même sur disque et sur scène : émouvoir les auditeurs. En concert, il souhaite que le public profite de la musique et du plaisir d’être ensemble, sans orgueil, ego ni jugement.
Il estime que les chiffres du streaming et des réseaux sociaux ne se traduisent pas nécessairement par une fréquentation des concerts, prenant l’exemple hypothétique d’un morceau totalisant 10 millions d’écoutes dont l’artiste ne parvient pas à vendre 300 billets.
Pour Paynter, voir les auditeurs venir aux concerts et exprimer leur attachement à sa musique compte beaucoup. Il décrit aussi le fait d’entendre ses chansons préférées jouées sur scène comme une expérience à part pour les fans.
Il allait rarement à des concerts en grandissant, en dehors de ses propres prestations ou des concerts de son père. Le concert Freudian de Daniel Caesar au Danforth, à Toronto, a constitué une exception marquante.
Paynter se souvient d’un public qui chantait chaque chanson mot pour mot, et de personnes qui nouaient des amitiés en se tenant les unes à côté des autres.
Ses incontournables en station-service
Interrogé sur ses achats lors des arrêts en tournée, Paynter a cité :