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Le marché italien de la musique atteint 579 millions de dollars, en hausse de 10,7 %. Ses classements sont à 85 % locaux, et l’exportation est une question de distribution.
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Le marché italien de la musique atteint 579 millions de dollars, en hausse de 10,7 %. Ses classements sont à 85 % locaux, et l’exportation est une question de distribution.

Le marché italien de la musique enregistrée a atteint 579 millions de dollars en 2025, en hausse de 10,7 %, avec 85 % de son Top 100 Albums réalisé par des artistes locaux. Le streaming domine, le vinyle a bondi de 21,9 % et les revenus d’exportation ont atteint 32 millions d’euros. Pour les labels indépendants et les maisons de disques italiennes, cette croissance est un problème de distribution multi-DSP et à deux canaux.
Italy’s Music Market Hit $579M, Up 10.7%. Its Charts Are 85% Local, and the Export Line Is the Distribution Story. Italy’s Music Market Hit $579M, Up 10.7%. Its Charts Are 85% Local, and the Export Line Is the Distribution Story.

L’Italie vient de connaître une année que la plupart des marchés européens n’espéraient plus. Les revenus de la musique enregistrée ont atteint 579 millions de dollars (513,4 millions d’euros) en 2025, en hausse de 10,7 % par rapport à l’année précédente, selon la FIMI, la Fédération de l’industrie musicale italienne. La FIMI est l’organisme professionnel qui publie les chiffres officiels du marché italien.

Ce taux de croissance est environ le double de la moyenne régionale européenne de 5,6 % et nettement supérieur au chiffre mondial de 6,4 % publié par l’IFPI pour 2025. C’est aussi la huitième année consécutive de croissance pour l’Italie.

Voici ce qui fait de l’Italie une exception, et une étude de cas pour la distribution.

La musique locale domine les classements nationaux

Le répertoire italien représentait 85 % du Top 100 Albums en 2025, contre 69 % dix ans plus tôt, selon le rapport annuel des classements de la FIMI.

L’auteur-compositeur pop Olly a décroché la première place avec Tutta vita, devant les incontournables du trap et du rap Sfera Ebbasta, Shiva et Geolier. Quatre artistes, Marracash, Pinguini Tattici Nucleari, Sfera Ebbasta et Tony Boy, ont chacun placé cinq albums dans le classement en une seule semaine.

Ce n’est pas un marché qui attend l’arrivée de la pop internationale. Il crée et consomme sa propre musique.

Le streaming domine, mais le physique a fortement rebondi

Le streaming a généré les deux tiers du marché, dépassant 340 millions d’euros, en hausse de 9,6 %, selon la FIMI. Les abonnements payants ont à eux seuls bondi de 14,1 % pour atteindre 234,4 millions d’euros. Les Italiens ont écouté plus de 99 milliards de streams en 2025, dont 54 % provenant de comptes premium.

Et puis il y a le format que personne n’avait prévu. Les revenus physiques ont augmenté de 21,9 % pour atteindre 74,7 millions d’euros, avec une hausse de 24,2 % pour le vinyle et de 15,1 % pour les CD. Les acheteurs ont acquis 4,6 millions d’unités physiques, réparties presque équitablement entre CD (51 %) et vinyle (47 %), comme l’a rapporté Music Business Worldwide.

Pour un artiste, le fan italien est un acheteur à deux canaux : un abonnement premium et un objet physique. En négliger un, c’est laisser de l’argent sur la table.

L’exportation, c’est l’histoire de la distribution

La domination nationale a un revers. Quand 85 % de votre classement est local, la croissance à l’étranger doit être construite, pas supposée.

Les revenus d’exportation de l’Italie ont augmenté de 13,9 % pour atteindre 32 millions d’euros en 2025, et 88 % de ce montant était numérique, un chiffre en hausse d’environ 180 % en six ans, selon la FIMI. Le PDG de la FIMI, Enzo Mazza, a attribué ce résultat à l’utilisation par les labels de « différents canaux commerciaux pour promouvoir et distribuer les contenus musicaux ».

Traduction : l’euro d’exportation est un problème de livraison. Le numérique à 88 % signifie qu’il vit sur les DSP. DSP signifie fournisseur de services numériques, les plateformes de streaming et de téléchargement qu’un artiste atteint via un distributeur. Faire entrer un disque de pop ou de trap italien dans les playlists en Allemagne, au Brésil ou aux États-Unis, c’est ce qui transforme un succès national en revenus d’exportation.

Ce qu’un label indépendant ou une maison de disques italienne devrait en retenir

Les chiffres de 2025 indiquent une feuille de route précise :

  • Distribuez sur tous les DSP, pas seulement Spotify et Apple Music. Amazon Music, Deezer et YouTube Music comptent tous dans le mix payant italien.
  • Considérez le physique comme une véritable ligne de revenus. Les superfans de vinyle et de CD paient à nouveau pour le même disque.
  • Préparez l’exportation dès le premier jour. Les métadonnées, les crédits et le ciblage territorial déterminent si un succès franchit les frontières.
  • Surveillez la répartition. Deux canaux et plusieurs territoires signifient plus de bénéficiaires et plus de rapprochements.

C’est là que l’infrastructure de livraison gagne sa commission. Un distributeur qui envoie des fichiers DDEX (Digital Data Exchange, le format standard que les DSP ingèrent) propres à l’ensemble des plateformes, suit le physique et le numérique en un seul endroit, et règle les répartitions de manière transparente n’est pas un luxe pour un artiste italien tourné vers l’export. C’est la différence entre un numéro 1 national et un relevé de droits venant de l’étranger.

Le modèle d’InterSpace Distribution, une livraison native DDEX vers les DSP régionaux et mondiaux avec des répartitions transparentes basées sur des portefeuilles, est conçu précisément pour le marché à deux canaux et multi-territoires que l’Italie est devenue en 2025.

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