Les deux parties dans l’affaire antitrust Live Nation–Ticketmaster invoquent une décision d’une cour d’appel fédérale, alors que les procureurs généraux des États et le géant du concert débattent de savoir si cette décision conforte le verdict de monopole.
Les États ont cité une décision récente de la Cour d’appel des États-Unis pour le deuxième circuit, Cumulus Media New Holdings c. The Nielsen Co. (US), pour étayer leur affirmation selon laquelle Live Nation exigeait illégalement des artistes qu’ils achètent ses services de promotion pour pouvoir se produire dans ses salles. Dans cette affaire, la cour a estimé que l’obligation imposée par Nielsen d’acheter des données de marché nationales pour pouvoir acquérir des données de marché locales pouvait constituer un couplage illicite.
L’affrontement juridique intervient avant une audience prévue vendredi (31 juillet) devant le juge Arun Subramanian, qui examinera les requêtes de Live Nation visant à annuler le verdict antitrust ou à ordonner un nouveau procès.
Dans une lettre adressée au tribunal, les États ont fait valoir que l’arrêt Cumulus prouve qu’une politique de couplage n’a pas besoin d’être expresse, et que l’application continue d’une telle politique suffit à établir la coercition.
« Une politique subordonnant l’achat d’un produit à l’achat d’un autre n’a pas besoin d’être expresse et l’application continue de cette politique suffit à constituer une coercition. »
Live Nation, dans sa réponse, a maintenu que l’arrêt Cumulus ne démontre pas qu’un artiste ait été contraint d’acheter un produit non désiré. La société a affirmé que les artistes qui voulaient jouer dans ses salles souhaitaient également ses services de promotion, et qu’il n’y a aucune preuve de préjudice à la concurrence.
« Il n’y a ici aucune preuve d’un produit “non désiré”, ni même qu’un artiste ait acheté contre son gré des services de promotion auprès de Live Nation. »